lunedì 4 aprile 2011

Le nouveau féminisme

Oggi ero a Termini, e in attesa del treno verso casa decido di uscire dai confini: insieme a Repubblica mi leggo anche Le Monde - oltre a giocare con il francese, mi diverto a confrontare le stampe, che non è cosa da poco.
Riporto un bell'articolo di Macha Séry.

En 2010, Fatma Bouvet de la Maisonneuve levait le tabou de l'alcoolisme féminin. Dans Les Femmes face à l'alcool - Résister et s'en sortir, ce médecin psychiatre de l'hôpital Sainte-Anne, à Paris, consultante en entreprise, racontait comment les surdiplômées sont enclines à boire pour alléger la pression pesant sur elles, lorsque rien ne leur facilite la tâche, qu'il s'agisse de la pénurie des modes de garde des enfants, de l'ambience au sein des entreprises, dans lesquelles il est bien vu de partir tard, ou des réflexions sexistes, plus ou moins explicites, que toute femme entend au cours da sa carrière. 
Avec Le Choix des Femmes, Fatma Bouvet de la Maisonneuve poursuit sa mission: rendrre aux femmes l'estime de soi et les décupalbiliser. Son nouveau livre porte un bandeau rouge: "Vers un nouveau féminisme". Féminisme: le mot est lâché, qui suscite encore des sourires de condescendance comme s'il s'agissait là d'un combat dépassé, mené par des viragos. 
Pourquoi "nouveau"? Parce qu'à l'égal de Désobéir au sexisme de Xavier Renou, publié en février, il s'agit là d'une démarche pragmatique qui, pour sortir de situations en tenaille "entre, d'un coté, les vieux stéréotypes mysogines qui s'obstinent et, de l'autre, des exigences actuelles d'uniformité qui nient leur spécificité de genre", esquissent des pistes individuelles et collectives, et ne s'enracinent nullement dans une position victimaire ou une opposition stérile entre les sexes.
Ce nouveau féminisme, c'est donc "le féminisme par le choix". Car, pour Fatma Bouvet de la Maisonneuve, qui s'inscrit en celà dans la lignée des travaux conduits par la psychologue canadienne Susan Pinker, les femmes "reçoivent sans cesse des messages paradoxaux compris comme sois un homme ma fille pour ce qui concerne ta réussite professionnelle, mais surtout reste une femme pour fonder une famille, et ceux-ci les déstabilisent quelque peu. Si on l'ajoute à ce genre d'injonctions le cumul des responsabilités qui fait qu'elles supportent les mêmes contraintes que les hommes au travail, mais avec en plus 80% des responsabilités domestiques, la sentence est sans appel".
DILEMMES
Reste que son livre ne tourne pas uniquement sur les sempiternelles difficultés à concilier carrière professionnelle et vie familière et le résistant plafond de verre. A travers l'étude de quatre cas mis en perspective par de nombreuses enquêtes - quatre parcours de patientes auxqueles l'auteur ajoute son témoignage personnel - elles donnent corps à des dilemmes, des conflits de valeurs communément répandus, comme si un sacrifice s'imposait entre maternité et responsabilité au travail, féminité et autorité.
Dix ans après l'ouvrage capital de la sociologue Dominique Méda, Le temps des femmes. Pour un nouveau partage des roles, peu de choses a changé. Non dans les lois, mais dans les mentalités. "Il existe un paradoxe incompréhansible qui consiste, d'una part, à magnifier la figure de la femme enceinte, et, d'autre part, à la condamner lorsqu'elle aspire à plus d'ambition, dans sa carrière par exemple."
Au sein des entreprises, les discours véhiculent toujours des qualificatifs tels que "fragiles", "hypersensibles", "hystériques", "capricieuses", "allumeuses" ou "mal baisées", enfermant les femmes dans une pseudofatalité psychologique ou les renvoyant à leur sexualité. L'auteur elle-même s'est entendu dire par un responsable hiérarchique à court d'arguments: "Il faudra que tu utilises plus tes compétences que tes charmes."
Le choix des femmes, n'est-ce pas aussi un choix de société?


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